- Aug 24, 2025
Une vraie bonne levrette, mode d'emploi
(On parle de chienne, mais pas celle de ta voisine qui court très vite et mange des croquettes)
La leuleu : fantasme universel ou mal aimée ?
Elle est souvent citée comme l'une des positions sexuelles les plus emblématiques. Culte dans les films X, adorée pour son côté animal et profond, décrite comme un fantasme récurrent... et pourtant, dans la vraie vie, la levrette divise (on dirait un reportage d'Enquête exclusive, cette intro!). Certaines l'adorent, d'autres la subissent, ou encore la redoutent. Ce paradoxe mérite qu'on s'y attarde. Parce que bien pratiquée, avec conscience et envie, la levrette peut devenir une expérience sensorielle, puissante et véritablement empouvoirante. Oui, oui, même avec la tête enfoncée dans l’oreiller et le SIF au vent.
Plusieurs enquêtes le confirment :
35 % des personnes interrogées aux États-Unis et au Royaume-Uni la classent comme leur position préférée (DrEd)
30,3 % des Américains sondés par Zavamed en font leur number one
Et 34 % des hommes (Maxim) jurent que c’est la position qui les excite le plus
Autrement dit : la levrette n’est pas juste un fantasme, mais un classique bien ancré dans les pratiques.
Mais moi, ce que je voudrais, c’est qu’on ne parle pas que du plaisir des hommes durant cette chevauchée fantastique. Mais de celui de ces reines magnifiques qui offrent la chevauchée fantastique. Parce que oui, OUI et OUIIIIIIII, une bonne leuleu bien faite peut être source d’un plaisir quasi divin pour nous, Mesdames.
Position, profondeur, et ajustements maison
Une des choses qui fait l’essence de la levrette, c’est sa profondeur. En effet, libérée des contraintes des jambes qui « bloquent » le passage des hanches du / de la partenaire pénétrant, la levrette permet une pénétration allant plus loin dans le canal vaginal. Permettant parfois d’aller tout au fond, du fond, du fond. Mais justement : la profondeur peut être un bonheur... ou un enfer.
Tout dépend de notre anatomie, de notre courbure lombaire, de notre cycle, de la taille et de l’angle du partenaire ou du jouet utilisé (oui, parce qu’on peut être une femme et être celle qui pénètre. Suffit d’un bon strap on et c’est parti!) . La bonne nouvelle, c’est que tout se règle, tout s’ajuste.
Quelques propositions pour améliorer ton confort:
Positionner un oreiller plat sous le ventre pour ajuster l’angle de notre bassin. Il pourra en plus servir de piste de humping (frottage de la partie externe du clitoris) pour assurer la venue de l'orgasme. Ce genre de mode de stimulation, c’est ce que l’on verra dans le module 2 du programme du MamaSutraClub. La semaine « Apprendre à parler clitoris » y est entièrement consacrée et j’y parle de plein de manières différentes de stimuler notre Magic Clicli. Je dis ça…
Gérer la cambrure de notre dos: très cambrée, ça creuse le dos et augmente la pénétration; très arrondie, on peut faire diminuer l’intensité de stimulation. A chacune de voir ce que qu'elle préfère, les beautés. Surtout que ça peut changer d’une fois sur l’autre!
Faire varier l’écartement de nos genoux. Ça impactera directement la hauteur de notre bassin et son angle, par rapport à celui du / de la partenaire.
Utiliser des anneaux de confort comme les Bumpi qui jouent le rôle d’amortisseur et diminuant la longueur pénétrante du pénis ou du jouet. Pas d’inquiétude pour Monsieur, le max de ses sensations vient de son gland. Donc même si il ne vous pénètre pas de toute sa longueur, il va kiffer quand même.
Par ailleurs, il existe autant de levrettes que de lieux où la pratiquer : sur lit, au sol sur un tapis moelleux, canapé, debout contre un mur. L’idée, c’est de trouver sa version. Sky (and consent) is the limit. Laissez libre court à votre imagination et vos envies, et vous vous rapprocherez de tous les orgasmes de votre vie (une autre vidéo du programme!). En leuleu ou dans d’autres positions, by the way.
Entre vulnérabilité et puissance : l’art d’être offerte
La levrette peut mettre à nu. Littéralement et symboliquement. Elle expose le corps, les sons, le mouvement et… notre anus (on va pas passer par 4 chemins!). Et cela peut être intimidant, voire inconfortable, si l'on ne se sent pas sûre, désirée, valorisée.
Il est donc essentiel que le/la partenaire rassure quant à la beauté (et l'odeur, si c’est un truc qui vous inquiète) de ce qu'il a sous les yeux. Parce que oui, être confiante et sereine c’est idéal quand ça vient de soi, mais les compliments, ça fait du bien aussi. Selflove, ok. Love et admiration de l’autre, c’est quasi obligatoire. Dans le sexe, et particulièrement dans cette position. Je rappelle que les Reines se font complimenter tous les jours.
Cependant, ce que j’aime à mettre en avant, c’est que dans cette exposition de notre anatomie, il y a une forme de puissance. Se laisser prendre, se laisser faire, ne veut pas dire être passive. Ça peut être un choix très actif : celui de se laisser aller. De s’offrir. D’entrer dans une danse primitive, sensuelle, parfois sauvage, où le plaisir se vit différemment, mais intensément.
Quelques variantes et intensification sensorielle
Voici quelques pistes pour pimenter, diversifier, et sublimer nos leuleu :
Croiser les jambes : cette position resserre le canal vaginal et donne des sensations intérieures plus fortes. C’est un peu technique, mais je recommande.
Les mains tenues dans le dos ou menottées: c’est une invite à la soumission douce, et accentue la tension sensuelle et musculaire. Notre corps tout entier est en tension, nos muscles aussi, ce qui favorise la montée de l’orgasme (on a besoin d’être un peu contractée, juste ce qu’il faut, pour jouir).
Un plug ou une stimulation anale (un pouce, des doigts…) : à explorer avec douceur, du lubrifiant en maaaaasse et une bonne communication. Je rappelle à toutes fins utiles qu’on ne met pas n‘importe quoi dans ses fesses au risque de devoir faire un petit tour aux urgences. Le tube digestif, contrairement au vagin, « aspire » les choses à l’intérieur. D’où la nécessité d’utiliser un jouet qui a une « garde » comme un plug. Avec le pénis, cette garde est fournie en la personne du détenteur du dit pénis. Rassurez-vous, aucune aspiration d’homme dans un trou de balle n’a été déplorée à ce jour.
Un pied sur la tête (oui, on y est, on rigole plus) : pour les jeux de domination/soumission assumés et consentis. Je parle pas de notre pied, mais de celui du / de la partenaire. Là encore, un peu technique, mais si vous aimez être soumise, vous allez vous régaler…
Notre tête en bas qui dépasse du lit: ça fait varier l’angle de pénétration avec encore un peu de domination/soumission.
Et comment oublier, la fameuse levrette claquée: pas besoin de vous faire un dessin. La main assurée mais pas rigide, la fesse tendue, le geste discuté en amont, et c’est parti pour faire rougir de la chair tendre.
Changer du lit: plan de travail, dessus de machine à laver, leuleu nature… La seule limite: la légalité !
Prendre le lead: et si on se prenait les rênes? Si le partenaire-de-derrière était celui/celle qui recevait? Gné!? Rien n'empêche de changer de regard et être celle qui circlue ( c'est à dire, qui accueille le pénis/jouet/doigt en elle), pas uniquement celle qui est pénétrée. Soooo, sortez votre déhanché lascif ou votre meilleur twerk, et hihaaaaa!
Les mots qui décuplent le plaisir
Ce que l'on entend compte autant que ce que l'on ressent. Surtout que, par définition et à moins de faire partie de la troupe du Cirque du Soleil, on ne voit pas la personne qui nous pénètre. On ne peut donc pas se nourrir de ses mimiques à base de tête reversée en arrière de plaisir, lèvres mordues, etc… qui ont un potentiel érotique aussi rassurant qu’excitant. Il est donc important de faire de la levrette une expérience sonore. Et parfois, un simple "Tu me rends dingue" peut faire l’effet d’une décharge électrique.
J’encourage donc les deux partenaires à parler :
« T’es magnifique comme ça »
« J’adore te prendre comme ça »/ « J’adore quand tu me prends comme ça »
« T’as un cul de folie »
« J’ai envie de t’enculer » (ça veut pas dire qu’on le fait, hein!!! Consentement for ever!!!)
« Je te sens tellement bien »
« Qu’est ce que tu me baises bien »
-
« Oh oui, vas y, comme ça »
Ah bah oui, hein ! On est là pour parler de cul, pas pour la dictée de feu Bernard Pivot. On dira juste pas la même chose quand on candidatera pour rentrer à l’Académie Française et ça devrait bien se passer.
Par contre, j’insiste auprès des partenaires-de-derrière: rendez hommage à vos partenaires-la-croupe-en-l’air. Plus elles se sentiront à l’aise, plus elles se sentiront désirées et admirées, plus elles prendront de plaisir et plus vous aussi en prendrez. (A moins d’être un gros goujat qui ne pense qu’à sa gueule, mais ça vous classerait immédiatement dans la catégorie « Mauvais coup » et du coup, personne ne voudra plus jamais faire de levrette avec vous. Cheh!)
Astuces techniques spéciales MamaSutra (parce qu’on est des daronnes, je le rappelle pour celles et ceux qui sont tombé.e.s ici par hasard)
Un t-shirt plié entre la tête de lit et le mur, pour atténuer les coups trop sonores
Même chose, ajouter des patins sous les pieds du lit
Pour le bruit du bassin qui claque sur les fesses... on n'a pas trouvé de solution. Mais franchement : ce serait dommage de s’en passer.
De rien…
Et parce qu’on est justement des vraies daronnes de la vraie vie et pas des actrices X, parlons du moins glamour mais parfaitement normal:
Les pets de fouf: c’est normal! La position favorise l’entrée de l’air dans le vagin, et si il rentre, il sort. Ça peut mettre mal à l‘aise mais la bonne nouvelle, c’est que ça ne sent rien.
L’envie de péter: même chose, c’est normal. Nos intestins ne s’arrêtent pas miraculeusement de travailler pendant le sexe. On peut même dire que ça peut les agiter un peu, tout se remue ménage. Si vous avez une envie qui vous prend, baaaaaah… gérez comme vous voulez/pouvez. Mais ce sera normal !
Les poils dans le sillon interfessier et autour de l’anus: c’est normal. Ça fait partie du package "femelle adulte". Donc vous en faites bien ce que vous voulez, mais c’est le patriarcat et le porno qui nous ont fait croire que c’était un problème.
En parlant d’anus, si vous êtes mère et que vous avez eu la chance d’avoir des hémorroïdes durant votre ou vos grossesses, il est possible qu’il subsiste ce qu’on appelle des marisques. Qui ne sont rien d’autres d’une petite cicatrice laissée par les Momoroïdes. Ça aussi, c’est normal.
Et après ?
Vous pouvez rire. Pleurer. En redemander. Avoir envie d’être seule. Avoir faim. Mais surtout, comme après chaque partie de jambes en l’air, allez faire pipi. Pour éviter que « donne moi ta b*te » rime avec cystite. (Je suis d’accord, c’est pas très classe, mais on a dit qu’on ferait un effort plus tard!).
Et vous, vous l'aimez comment la leuleu ? N’hésitez pas à partager tes meilleurs tips aux copines du Club. Plus on est de MamaSutra averties, plus on jouit !
Ton désir mérite mieux qu'un "on verra plus tard".
Ce n'est pas un hasard si tu es là. Le MamaSutraClub, c'est 4 semaines pour retrouver une sexualité après bébé qui te ressemble. Libre, joyeuse, sans culpabilité.